Terre.
Gisent les hommes dans les villages défaits.
Cimetières.
Aux fenêtres des maisons tombent les pierres d'angle.
Larmes.
Larmes, et pierres sur pierres, les ruines s'érigent.
Cri – trou que font mes lèvres dans l'opacité bleue pour rompre le silence, pour
rendre la parole à ces heurs dans le plain-chant du soleil. Et les coquelicots enfin
rendus à leur éphémère splendeur.
Terre.
Là.

 

Jean-Claude Izzo
Braises de la mémoire, IV

 

 

 

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