S'il ne te faut, ma sœur chérie,

Qu'un baiser d'une lèvre amie

Et qu'une larme de mes yeux,

Je te les donnerai sans peine;

De nos amours qu'il te souvienne,

Si tu remontes dans les cieux.

Je ne chante ni l'espérance,

Ni la gloire, ni le bonheur,

Hélas! pas même la souffrance.

La bouche garde le silence

Pour écouter parler le cœur.

 

Extrait de "La Nuit de Mai"

Alfred Musset

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