Monologue du solitaire

 

Je m'élève et m'éloigne mais n'en éprouve aucune

    jouissance.

Me voici seul et j'ai encore plus froid.

Je m'en doutais, mais ma fatale impatience

Me pressait vers ce ciel ingrat

 

Comme ramassés à la morgue, des bras de femmes sans vie

Me dispensent une joie tout aussi glacée.

Je me sens en hiver, même si nous sommes déjà en avril.

J'ai froid,

Oh, j'ai froid

 

Ismail Kadaré

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